Les Peupliers de France

CHAMBRE SYNDICALE DU PEUPLIER DE FRANCE
(
membre du Conseil national du peuplier)

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Allocution du Président Jean Rabuel lors des journées techniques et scientifiques
en Picardie le 27 mai 2004.

Je suis heureux d'être en Picardie, 2ème région populicole de France, depuis 2002, mais avec un volume sur pied qui vous laisse leader, avec vos trois départements, 31.600 hectares de peupleraies, un volume sur pied de 3.824.000 m3, un accroissement/An de 160.000 m3, une récolte/an de 186.860 m3 en 2002, et la tempête a été pour vous assez importante en 1999: 233.000 m3 versé.

Je viens du département de l'Ain à 60 kms au Nord de Lyon, et je suis depuis 9 ans Président de la Chambre Syndicale du Peuplier de France, avec 60 adhérents, tous industriels du peuplier, depuis l'exploitant forestier, qui est souvent aussi populiculteur, le scieur, le dérouleur, pour le contreplaqué industriel ou pour les emballages légers pour les fruits et légumes, les bois de trituration pour la pâte à papier, les panneaux industriels agglo ou OSB. Cette association représente 3.500 employés. Nous sommes affiliés à la FNB (Fédération Nationale du Bois à Paris), et je fais partie de Commissions techniques ou populicoles: CTBA Paris et Bordeaux, Afocel, Cemagref, Inra, Idf, Sypal, Fefpeb. Je côtoie le SIEL et cette fameuse CNP.

Notre but: établir et resserrer les liens confraternels entre ses membres, étudier toutes les questions professionnelles ou s'y rattachant, pouvant intéresser ses membres et notamment , dans le domaine de l'économie du peuplier en vue d'assurer l'expansion et la valorisation des emplois de cette essence, d'en favoriser la promotion par tous moyens appropriés et, par la même, d'élargir les débouchés ouverts à ces produits dans les différents secteurs utilisateurs.

Merci de votre invitation à ces trois journées afin de parler de notre arbre "Le Peuplier".

Oui, notre peuplier nous pose des problèmes.

Déjà à la plantation, il y a des difficultés pour le choix des cultivars en raison de la rouille et demain du puceron lanigère. Il y a aussi les difficultés apportées par nos "écolos" , qui trouvent que cet arbre ferme l'horizon trop rapidement, il est critiqué en raison du caractère anthropique de son mode de culture, c'est le contraire de la génération naturelle, qui, elle pousse seule.

Pour que le peuplier reste populaire: Populus, c'est le peuplier; c'était l'arbre du peuple, un arbre tout simple, de tous les jours pour les charpentes, les haies, l'alimentation du bétail, les cloisons de l'écurie, le décor dans le paysage ou le cimetière, pour allumer le feu, pour assainir la prairie humide, pour repérer la zone de source, pour constituer une cagnotte en vue du mariage des enfants...

Aujourd'hui, on l'utilise encore tous les jours. La qualité unanimement appréciée de son bois rend son usage commun dans l'emballage léger, notamment alimentaire (fruits, fromages, huitres), la literie, les panneaux de toutes qualités et dans le papier. Ses qualités esthétiques en font un arbre apprécié en ornement, sa facilité de bouturage et sa vigueur réjouissent pépiniéristes et propriétaires forestiers. Les peupliers sont les arbres de nos vallées. On les trouve donc, naturels ou cultivés, sur les sols alluviaux riches en éléments minéraux, bien aérés et sans contrainte vis à vis de l'alimentation en eau.

Et pourtant Populus n'est plus populaire.

A l'image de l'agriculteur qui, aux yeux du grand public, du noble statut de nourrisseur de la nation, acteur auteur du paysage, est devenu synonyme de pollueur au nom d'un productivisme à tout vas, le propriétaire de peupliers est accusé de tous les maux.

Les racines du mal entre les deux phénomènes ne sont pas très éloignés: ce que la vindicte populaire sanctionne c'est l'image d'une nature un peu trop domestiquée par l'homme pour ses propres besoins. C'est probablement un peu schématique!; peut-être faudrait-il ajouter à cela une certaine jalousie devant la réussite qu'illustre l'imposante moissonneuse batteuse ou ces arbres d'à peine 20 ans, que déjà le propriétaire a fort bien vendus.

Des arguments scientifiques, de plus en plus (et c'est heureux) à la portée de tous contribuent à cette déstabilisation: d'un côté, l'azote nuit à la qualité de l'eau, de l'autre, les Cultivars représentent un danger pour nos écosystèmes... ainsi, les peupleraies, en remplaçant d'autres modes d'occupation du sol suscitent de nombreuses interrogations quant à leur impact biologique sur les milieux et sont souvent cités comme l'une des causes de disparition d'écosystèmes rares. Elles sont considérées comme une menace possible pour les espèces animales ou végétales rares plus ou moins emblématiques.

Si l'on ne peut rien contre les jalousies, il est intéressant de s'interroger sur les causes des préoccupations de nos concitoyens vis à vis du peuplier et d'en tirer les enseignements nécessaires à la production de cet excellent bois dans de bonnes conditions. Quittons la notion un peu restreinte de gestion en bon père de famille pour hisser le peuplier sur le piedestal de la gestion durable.

Mais au fait, est-ce le peuplier ou la populiculture qui est montré du doigt ?

Le peuplier est trop planté ! Faux.

Avec seulement une occupation du territoire forestier de 2 % (220.000 hectares) et grâce à leur étonnante productivité, les peupliers assurent près d'1/3 de la récolte de bois feuillus commercialisé. C'est presque autant que le chêne qui occupe pourtant près de 20 fois plus de place et bien mieux que le hêtre qui se situe donc au 3ème rang des feuillus.

Le peuplier contribue donc très efficacement au stockage du carbone en produisant plus de bois que n'importe quel autre arbre sur une surface donnée. Quant à l'évolution des surfaces, elles restent relativement stables avec toutefois des fluctuations liées à la rapidité du cycle de production; les planteurs sont influencés par le cours du bois et ont tendance à planter plus lorsque les cours sont meilleurs! : périodes 60-65, 90-95 par exemple.

Ce rôle économique est bien reconnu, si bien qu'en France, sous certaines conditions définies au niveau régional, notamment de respect des autres utilisations de l'espace rural, les plantations de peupliers sont financièrement aidées. A noter cependant que cette déclinaison des aides fait que les conditions sont si restrictives qu'il semble quasi impossible d'obtenir une aide de l'Etat.

D'autre part, il est à noter que toute la production de peuplier trouve preneur. En 1994, on prélevait 131 % de la production et 94 % en 1999 (source IFN).

C'est un des principaux concurrents des bois exotiques pour lesquels la provenance et les qualités de l'exploitation n'ont pas toujours été clairement identifiées. Dans l'emballage léger, il est en compétition avec les matières plastiques dont la consommation contribue négativement aux cycles mondiaux du carbone. Un Eco-Bilan réalisé en 1999 par le Group Recycling of Wood montre le faible impact environnemental de l'utilisation et du recyclage de bois de peuplier utilisé pour les cagettes.

Le bois de peuplier est un excellent biomatériaux pour lequel il faut sans cesse penser au renouvellement de la ressource.

Le peuplier est un arbre fragile qui nécessite des intrants ! Faux.

Tous les documents conçus par les techniciens et ingénieurs forestiers (Afocel, Idf, Crpf...) il y a quelques années prévoyaient des amendements. Aujourd'hui, une gestion moins intensive et utilisant moins, voir pas, d'intrant est désormais la règle. Des documents ou articles dans la presse spécialisée, rédigés par ces mêmes organismes, informent désormais les populiculteurs des précautions à prendre pour une meilleure prise en compte de l'environnement dans la gestion de la peupleraie. (en 1996, c'est le CRPF Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui édite "Le peuplier et son environnement", en 2000, les CRPF Centre -Ile de France, Poitou-Charentes, Pays de la Loire diffusent la plaquette "Le peuplier : essence de l'air, essence de l'eau", Eric Paillassa, secrétaire du groupe de travail peuplier de l'IDF, multiplie les articles et les informations à caractère environnemental dans la revue Forêt Entreprise. Cette prise de conscience est facilement mesurable par la quantité des publications.

A noter une situation inédite depuis 8 ans dans le Sud-ouest, 5 ans dans le Nord et l'Est: il s'agit du dépérissement de certains cultivars très utilisés (Luisa Avanzo dans le premier cas et Beaupré dans le second) qui obligent à effectuer des traitements fongicides afin de protéger la production contre une rouille. Ces traitements raisonnés sont effectués sur les conseils des institutions étatiques (DSF, INRA). Ils sont une exception dans le cycle de production du peuplier, mais une mise en garde efficace, comprise de toute la filière, contre les dangers d'une culture pauciclonale. Deux types de littérature tritent actuellement de ce sujet: une explicative émane de l'INRA (Pinon...) et du D.S.F. (Maugard, Baubet...) pour mieux comprendre le phénomène et l'autre, plus technique, destinée à mieux effectuer les traitements principalement diffusées par les CRPF et les organismes de développement. Des efforts restent à faire.

Le peuplier n'a qu'un débouché : le papier ! Faux.

Même si cet argument est de moins en moins fréquent, il n'en demeure pas moins qu'il est souvent entendu. En fait, le volume bois d'industrie récolté, sous-produit de l'exploitation des grumes est directement lié à l'activité bois d'œuvre; 100 m3 de grumes (découpe 20 cm) générant 20 à 25 tonnes de bois de trituration dont la source principale sont les branches. Le peuplier représentait en 1999 moins de 4 %  des réceptions totales de bois dans l'industrie de la pâte et il n'est pas spécialement prisé pour la fabrication de panneaux. Les utilisations du peuplier sont donc tout autres: en 1999, les 2.703.000 m3 récoltés en grumes et 3.490.000 m3 en 1990 ont été destiné pour 55 % au déroulage et 45 % au sciage. Le déroulage est devenu progressivement le mode le plus utilisé de première transformation du peuplier.

Les débouchés sont fluctuants et s'adaptent à la demande. De 1961 à 1984, la consommation de peuplier dans l'ameublement a chuté de 80 %. De même, l'utilisation par l'industrie allumettière qui utilisait 60.000 m3 il y a 30 ans contre 8.500 m3 en 1999 et 0 aujourd'hui.

En fait, avec environ 30 % du volume utilisé, c'est l'emballage léger (fruits, légumes, fromages,...) qui consomme le plus de peuplier; l'arrêté du 15 novembre 1945, modifié le 28 octobre 1980, classe le peuplier comme essence alimentaire.

Un autre tiers est utilisé pour la palette et l'emballage; le peuplier représente 22 % du volume de bois utilisé pour ces activités (et même 75 % du volume de bois feuillu pour la palette). Ces utilisations concernent les qualités courantes de bois de peuplier (surbilles...).

Dans le dernier tiers des autres utilisations du bois d'oeuvre, construction puis ameublement représentent la quasi totalité des débouchés. Ces productions utilisent les billes de pied et sont les plus rémunératrices grâce aux panneaux contreplaqués notamment. Il existe une véritable filière dynamique et diversifiée. Menacée par d'autres matériaux comme les matières plastiques ou le carton dans les emballages, elle recherche de nouveaux marchés: contreplaqué très blanc pour les fruits et légumes, bois chauffé à haute température (230°C à 310°C) pour les bois très stables en menuiseries intérieures et extérieures ( D.T.U. en attente pour le CTBA), corbeille à pain cuits directement dedans, literie de haute qualité (je reviendrai la-dessus plus loin).

Le peuplier nuit à la diversité génétique ! Faux.

Depuis le XIX° siècle, la populiculture est une sylviculture à base de cultivars. Plus de cent cinquante sont autorisés mais une trentaine seulement sont utilisé, ce qui limite le patrimoine génétique. Certaines variétés sont abandonnées pendant que d'autres apparaissent, mises au point par des organismes de recherches spécialisés. L'utilisation de toute la palette de cultivars présents sur la liste des cultivars éligibles aux aides de l'Etat, chacun étant adapté à un type de propriétaire, de station ou de culture permet d'éviter une trop forte monotonie.

Le peuplier de culture peut polluer les peupliers noirs indigènes ! Faux.

Les cultivars utilisés sont tous des hybrides de différentes variétés venues de différents Pays voire de différents continents.

Quant à la pollution des peupliers noirs autochtones par le pollen de peuplier de culture, une étude récente de l'INRA montre que si cela est théoriquement possible, ça n'a pas été démontré en pratique sur les arbres adultes. On n'observe pas de régénération des peupliers cultivés.

Le peuplier fait fuir les oiseaux ! Faux.

Les oiseaux sont souvent utilisés pour qualifier la richesse et la biodiversité du milieu. Le nombre d'espèces vivant dans les peupleraies est légèrement inférieur à celui d'une forêt alluviale. C'est vrai. Cependant, la peupleraie accueille plus d'espèces nicheuses, mais avec une abondance plus faible, que la forêt alluviale. Une peupleraie abrite plus d'oiseaux qu'une zone cultivée et présente donc un intérêt majeur en terme de biodiversité faunistique.

Le peuplier a une consommation en eau élevée ! Faux.

L'eau est une ressource essentielle pour tous les êtres vivants. Les estimations de la consommation en eau pour les peupleraies sont de l'rdre de 38 m3 par hectare et par jour selon les auteurs, l'âge des arbres et les espèces de peuplier ayant servi de test. Ces observations sont à rapprocher de celles que la recherche met en évidence pour d'autres types d'occupation de l'espace: Chênaie / hêtraie: 32 m3, Prairie : 36 m3, Betterave sucrière : 38 m3, Tournesol : 51 m3.

Le peuplier nuit à la fertilité des sols ! Faux.

La plante intervient en utilisant des éléments chimiques pour sa croissance et sa constitution. Elle restitue 50 à 80 % des éléments absorbés annuellement à la chute des feuilles et 30 à 40 % des immobilisations annuelles sont restituées en fin de cycle sur le sol par les rémanents d'exploitation. Ainsi, la peupleraie exporterait un peu moins de minéraux pendant toute sa vie qu'une seule année de cultire agricole.

Les sols à peupliers étant riches et localisés dans des situations ou des composants externes interviennent en apport d'éléments, le peuplier n'appauvrit pas les sols.

Le peuplier très exporté en grumes, créé peu d'emploi ! JOCKER

Il semble que l'activité populicole soit moins créatrice d'emplois au m3 exploité que la moyenne de l'activité forêt-bois, mais, très spécialisée et éclatée en de nombreuses petites unités de la pépinière aux industries, particulièrement bien implantée dans la campagne française, elle participe pleinement à l'aménagement des territoires ruraux. Chez les exploitants, par exemple, sur les 299 entreprises françaises ou le peuplier représente plus de 75 % des approvisionnements en 1998, seules 15 entreprises achètent plus de 20.000 m3, une centaine en récoltant moins de 500 m3.

Une étude de la DRAF Rhône-Alpes montre que 300 m3 de peupliers exploités créent 1 emploi pendant 1 an; 14 % en gestion et travaux, 13 % en exploitation et transport, 63 % en première transformation. La filière peuplier en France c'est 80.000 emplois.

Il est vrai, cependant, qu'avec 15 à 20 % des volumes totaux de bois rond exporté, le peuplier représente une part importante des flux de bois vers l'étranger (environ 150.000 t/an). Pire encore, ces exportations sont très liées à un seul pays puisque l'Italie participe pour 80 % à ces débouchés vers l'extérieur. La tendance, voir la menace d'approvisionnement de ce pays vers les pays de l'Est est donc à considérer comme un indicateur défavorable.

  Le peuplier émet du coton qui provoque des allergies : Faux.

La graine du peuplier a une aigrette cotonneuse qui peut former de véritables tapis au sol. Sa diffusion bien visible se faisant au printemps, nombreux sont ceux qui associent cette présence avec leur rhume des foins provoqué par le pollen des graminés. Il n'y a en fait pas d'allergène dans ce coton, mais il est évident que dans les habitations, il peut provoquer une gêne pour l'homme, ou gêner les bovins lorsque ceux-ci s'alimentent.

On s'abstiendra de planter des cultivars femelles près des habitations ou trop près des pâtures.

Le peuplier français est une essence à promouvoir

Si tous ensemble nous pouvons faire passer ces messages, notre PEUPLIER retrouvera sa place... d'ARBRE DU PEUPLE.

Une deuxième action s'impose aussi en urgence devant le marasme économique actuel qui a des conséquences sur l'ensemble des métiers de la Forêt et du Bois en France et qui touche aussi le peuplier. Nos industries de la branche sont en perte de vitesse dans un secteur ou la compétition internationale fait rage.

Messieurs les populiculteurs (dont je fais aussi partie) sachons que demain il faudra du bois, blanc, rectiligne, non fendif, pour être vendable, des bois élagués.

Je réponds oui = La populiculture est indispensable à la production du peuplier.

Sachons que ns fabricants d'emballages légers commencent à s'approvisionner dans les pays de la baltique ou les pays de l'Est (peuplier et tremble) d'éléments prêts à l'emploi. La différence de prix est peu importante mais cela leur permet de réduire leurs effectifs.

Ah ! le social en France ! et c'est une première étape avant la délocalisation de leurs Entreprises. Oui, sachons les garder.

De nos 10 scieurs adhérents en Picardie, il en reste 2 aujourd'hui. La Société RENI, contreplaqué italien, adhérent lui aussi, ferme et regroupe tout en Italie, Un gros du contreplaqué du Marais Poitevin, adhérent également est en difficulté.

Nous devons réagir devant cette baisse qui est un indicateur de la récolte peuplier en France. Si, en 1990, nous avions dépassé le chêne avec une récolte de 3.490.000 m3 pour baisser chaque année à 2.560.000 m3 en 1995, puis 1.948.000 m3 en 2000 et 1.407.000 m3 en 2003, des chiffrezs à couper le souffle. Que font nos entreprises, elles ferment, elles partent, la grume est-elle trop chère ?

On ne mettra pas la faute sur les autres, mais on peut en parler.

- Trouvez-vous normal que les C.A.T. qui sont des Sociétés financées, aidées, priviligiées par l'Etat aient encore la possibilité d'acheter leurs sciages hors la France ? C'est un détournement honteux de mauvaise conduite.

- Le C.A.T. de l'Escaut près de Cambrai, 200 personnes, 2.500 palettes / jour, sur machines automatiques, chaque mois utilise 1.600 m3 de sciage.

- Le C.A.T. du Douet en Bretagne, 150 personnes, font des prix de palettes 20 % de moins que nos collèges bretons.

Concurrence déloyale à grande échelle : En France, il y a 1.313 C.A.T., et 515 ateliers protégés.

Vous connaissez leur statut:

Taxe professionnelle = NON   -   Taxe de formation = NON   -   Impôts sur les Sociétés = NON   -   Contrôle fiscal = NON   -   Taxe d'apprentissage = NON   -   C.S.G. = NON   -   Sur le chiffre d'affaire = NON.

Faillite impossible, responsabilité pécunière des dirigeants inexistantes.

Trouvez-vous normal que les coopératives forestières qui, avec leurs statuts se permettent de monter à l'autre bout de la France des SA, qui leur permettent de travailler avec des non adhérents pour augmenter leur volume.

Impôts sur les Sociétés = totalement exonéré   -   Avec moins de 3 salariés exonération de la taxe professionnelle   -   Avec plus de 3 salariés cette taxe est réduite de moitié.

Nous croyons vraiment réver dans ce métier ou ne jouons pas dans la même cours. Il faut vraiment que toutes ces inégalités soient connues. C'est de notre devoir le le faire savoir.

Nous devons aussi chercher des nouveaux débouchés pour notre bois.

Je vous ai parlé plus avant du bois chauffé à haute température pour le bardage extérieur, habillage, murs anti-bruits et autres. Après des essais longs et difficiles, il semblerait qu'une grosse société de Travaux Publics veut prendre tous les sites en France à son compte : Ste RETITECH du groupe EPMB-H, vise : RETIMAC du CRITT de Rodez, RETIBOIS du 42, HTT de Soustons (40) qui a brulé, en fait c'est la licence NOW.

Le CTBA développe actuellement l' OLEOTHERMIE (appelée Friteuse) qui devrait être plus simple d'utilisation. Il faut aussi dépoussiérer ce fameux décret qui date de 1945 sur l'alimentarité du peuplier en comparaison à ses concurrents plastique / carton.

Ne soyons pas frileux, sachons faire passer nos messages. Le beau peuplier aura toujours sa place. Plantons toujours, mais mieux.

Jean Rabuel

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