Les Peupliers de France
Régions populicoles ![]()
Bourgogne
Récolte bois d'œuvre (m3 bois rond sur écorce) 2001
| Déroulage | Sciage | Total | |
| Côte d'Or | 15.592 | 9.133 | 24.725 |
| Nièvre | 8.752 | 1.719 | 10.471 |
| Saône et Loire | 21.338 | 4.792 | 26.130 |
| Yonne | 24.250 | 13.684 | 37.934 |
| Total | 69.932 | 29.328 | 99.260 |
Situation des chablis tempêtes de 1999 (m3)
| Chablis 1999 | Récolte 97 | Vol sur pied 97 | Accrois/an | |
| Côte d'Or | 0 | 55.505 | 348.000 | 11.000 |
| Nièvre | 0 | 18.409 | 124.000 | 6.000 |
| Saône et Loire | 4.500 | 58.432 | 525.000 | 21.000 |
| Yonne | 30.000 | 48.190 | 425.000 | 18.000 |
| Total | 34.500 | 180.536 | 1.422.000 | 56.000 |
Indices
supplémentaires sur les cultivars avant de vous décider à planter (Hugues
Servant CRPF)
Plaquette
"Peuplier et gestion durable" - CRPF Bourgogne
Cette plaquette est disponible auprès de M. Hugues SERVANT (tel: 06.12.01.49.21) ou mail: hugues.servant@crpf.fr
Pourquoi pas une sylviculture "douce" pour le
peuplier ?
En proie aux critiques des naturalistes, le peuplier a besoin de redorer son blason. La populiculture n'est peut-être pas l'unique voie qui offre aux propriétaires intéressés par les performances de cette essence. Le Groupe de Travail PRO SILVA Franche-Comté - Bourgogne Est propose des solutions alternatives.
Hugues SERVANT - technicien du CRPF de Bourgogne propose: "ni de la populiculture, ni du Pro Silva classique". Il propose un itinéraire technique original. Cultiver du peuplier en mélange avec d'autres essences dans une ambiance de futaie irrégulière. Son espoir, enclencher une dynamique de régénération naturelle. (chargez le dossier complet en .pdf )
Plaquette
"Peupliers et campagnes françaises - l'expérience bourguignonne" -
2001.
Étude de l'AFOCEL (Alain Berthelot) présentée sous forme de 9 fiches.( à charger en .pdf )
Enjeux.
Les peupliers sont principalement plantés dans les plaines alluviales, qui sont en Bourgogne les espaces où se concentrent la population et les activités économiques. Ce phénomène de concentration est susceptible d'y modifier les équilibres écologiques. La préservation du patrimoine naturel et des ressources en eau représente un enjeu important pour le développement à long terme de ces espaces. Les plaines alluviales constituent en Bourgogne les principaux axes de communication ; les grandes agglomérations s'y sont développées. A l'ancienne organisation de l'espace, caractérisée par une mosaïque de régions naturelles moyennement mais assez uniformément peuplées, s'est substituée au cours du siècle écoulé une polarisation entre des espaces faiblement peuplées et des zones qui concentrent les principales fonctions économiques et la majeure partie de la population en activité. Les conditions géographiques, l'évolution des systèmes de production agricole, l'influence des centres urbains et le développement des infrastructures de communication ont favorisé ce phénomène. L'urbanisation s'est principalement renforcée en Bourgogne dans le val-de-Saône, sur l'axe Mâcon-Dijon, avec des prolongements à l'ouest, à proximité du canal du Centre vers le Creusot et Montceau-les-Mines, et vers Autun, situé sur l'Arroux. Deux autres axes de moindre importance forment des armatures urbaines secondaires : la vallée de la Loire, dans la Nièvre, et les vallées de l'Yonne et de l'Armançon, dans le département de l'Yonne. Les enjeux environnementaux se caractérisent sur ces territoires par les pressions qui résultent de la concentration des hommes et des activités que l'on y observe depuis près d'un siècle, et qui s'y traduisent par des concurrences d'utilisation des sols et des ressources. Les nappes alluviales et les eaux de surface constituent des ressources en eau d'une importance stratégique : elles alimentent en eau potable, totalement ou en partie, plus des deux tiers de la population régionale. Les nappes de la plaine de Saône alimentent par exemple tout l'est de la Bourgogne, soit près de 500 000 personnes. Les milieux naturels comme les prairies inondables, les forêts alluviales et les zones humides en relation avec les cours d'eau abritent des espèces animales et végétales de grande valeur patrimoniale. Ces milieux jouent également un rôle d'infrastructures écologiques : ils régulent les écoulements, limitent les conséquences des inondations et contribuent à épurer les eaux. Ces fonctions sont en partie remises en cause par l'intensification des pratiques agricoles, l'extension de l'urbanisation et celle des infrastructures de transport.
Antenne du D.S.F. (Santé des Forêts) : Clermont.dsf@wanadoo.fr