Les échecs sont souvent dus à un mauvais diagnostic des potentialités de la station.
Le sol doit être :
La végétation herbacée présente sur la parcelle renseigne sur les potentialités du sol. Exemple :
Il est conditionné par :
Attention: ne pas planter plus de 2 à 3 ha avec le même cultivar afin de limiter les risques sanitaires.
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A consulter | ![]() |
Utiliser de préférence des plançons (tiges sans racines) de 2 ans de catégorie A2.
Les plançons de 3 ans sont à éviter.
Les plants doivent être bien aoûtés (lignification de la pousse terminale), les bourgeons toujours présents et en bon état.
Certains plançons peuvent présenter des problèmes sanitaires : taches brunes, trous d'insectes. Ils seront refusés et retournés au pépiniériste.
Remarque: ne pas économiser sur la qualité des plants. Pour un âge donné, choisir les plançons les mieux équilibrés.
Les trous sont généralement fait à la tarière hélicoïdale (différents diamètres possibles).
D'autres techniques comme le godet sur pelle mécanique, la barre à mine ou le jet à haute pression peuvent être utilisées.
L'objectif du trou est de pouvoir enfoncer le plançon dans le sol sur 80 cm / 1 m.
La terre autour du plançon doit être bien tassé afin que le plant ne bouge pas dans son trou.
Dans les milieux les plus favorables au peuplier (riches et frais), la fertilisation n'apporte aucun gain de croissance.
Dans tous les cas, l'épandage en plein est à proscrire : une forte quantité d'engrais ne serait pas assimilée par les plants et serait entraînée par ruissellement.
Par contre, l'épandage localisé autour des plançons sur 1 m2 peut se justifier dans les stations peu fertiles. On apportera alors 1 kg d'un engrais NPK du type 10-20-10 par plant à l'installation.
Remarque: un mauvais départ de la plantation non seulement ne se rattrape jamais, mais peut compromettre définitivement la production de bois d'œuvre.
Elle est impérative pour assurer une bonne reprise des plançons et un bon démarrage de la plantation.
La plantation est réalisée en fin automne – hiver (pendant le repos végétatif). Cependant il est préférable de la réaliser en fin d'automne – début hiver, et particulièrement sur les parcelles longtemps inondées en fin d'hiver. Dans ces vallées inondables il est possible de planter jusqu'à fin mai ou même juin, en conservant les plants en chambre froide, mais il convient de limiter cette pratique.
La plantation doit avoir lieu si possible dès la réception des plants. Les densités préconisées sont 204 plants/ha (7m x 7m) ou 156 plants/ha (8m x 8m) en fonction des potentialités du sol. Un bon alignement dans les deux sens facilitera les entretiens ultérieurs. Sinon, on peut réaliser une plantation en quinconce pour une meilleure occupation de l'espace.
Attention : le confinement dû à une densité trop forte favorise le développement de maladies ou de ravageurs.
Les bords de rivière boisés (ripisylves) en aulnes, saules, frênes... seront conservés et entretenus sur une largeur minimum de 6 m. Ils sont le meilleur atout pour la stabilité des berges. De même, en l'absence de bordure feuillue naturelle, il est conseillé de ne planter les peupliers qu'à partir de 5 à 6 m de la rive.
En zones marginales (dépressions très humides, lentilles sableuses sèches...), il est judicieux d'interrompre les lignes de plantation pour créer des trouées diversifiées propice à la faune et à la flore.
Les besoins en travail du sol se déterminent en fonction des potentialités de la station à assurer une alimentation en eau suffisante de la peupleraie. L'objectif de ce travail est de limiter la concurrence hydrique des herbacées vis-à-vis des peupliers, d'aérer le sol et ainsi faciliter la pénétration de l'eau.
Travail mécanique
Généralement, le travail du sol est conseillé les 2 à 3 premières années, pendant la phase d'installation du peuplement afin d'assurer une bonne reprise des plançons la première année et une bonne croissance des plants les premières années suivantes.
Par la suite, il est facultatif voire inutile de continuer ce travail du sol sur les stations alluviales fraîches et humide. Par contre, il reste indispensable sur les stations à déficit hydrique marqué en été.
Attention : les travaux du sol doivent être raisonnés en fonction des besoins de la peupleraie, et ne doivent jamais être excessif.
Ces travaux se font à l'aide d'un outil à dents ou à disques.
En l'absence de travail du sol, un gyrobroyage 1 ligne sur 2 permet l'accès aux arbres pour les élagages et les tailles de formation. Le populiculteur peut retarder ce gyrobroyage après la mi-juillet pour éviter de détruire les couvées d'oiseaux nichant au sol.
Désherbage chimique
Un désherbage localisé peut être réalisé pendant les 2 premières années (sur 1 à 2 m2 autour des plants).
Seuls sont utilisés les produits homologués les plus sélectifs et les plus rapidement dégradés. Il faut respecter les conditions d'emploi et prendre toutes les précautions pour éviter l'entraînement de ces produits vers des lieux sensibles (point d'eau, cours d'eau, fossés...).