
Le Peuplier et la législation
en Flandre : Le
‘Bosdecreet’ ou
les soucis des populiculteurs flamands
(2007)
Jos Van Slycken* &
Brenda Bussche**
* Directeur
scientifique de l’Institut de Recherche de la Nature et Forêt
** Ingénieur
à l’Agence Nature et Forêts
Cet exposé signale les
développements récents en législature en Flandre et leurs impacts sur la
populiculture au nord du pays. Ces changements les plus récents se comportent
sur la délinéation du Réseau Ecologique Flamand (VEN) et
les critères développés de gestion durable et qui sont obligatoires
dans le VEN.
Ces changements ont un
impact important sur les nouvelles plantations
et reboisements en peuplier et finalement sur l’avenir des industries
transformatrices du bois de peuplier.
Ces derniers craignent
un approvisionnement sévèrement réduit les années à venir. Seulement des
plantations nouveaux, surtout en zone agricole, peuvent contourner cette
malaise.
- Le
‘Bosdecreet’
Article 3 du
‘Bosdecreet’ stipule quelles superficies boisées sont soumises à la législation.
Art. 3
§1.Sont soumis au Décret:
les forêts, étant les superficies dont les arbres et arbustes constituent la
composante la plus importante, caractérisées par une propre faune et flore et
qui exercent une ou plusieurs fonctions.
§2. Sont également
soumises:
4.
Les plantations, destinées principalement à la production ligneuse, entre
autre les plantations de peuplier et de saule.
§3. Ne sont pas
soumises :
7.
Toutes plantations temporaires ligneuses en exécution des ordonnances de la
Communauté Européenne concernent la mise en jachère des terrains agricoles
(AM du 20 octobre 1988: le boisement au peuplier, saule ou aulne pour une durée
de 5 ans).
Ont doit conclure que
presque toute plantation de
peuplier, excepté ceux qui ont été planté dans le cadre de la mise en jachère,
durant la période 1988 – 1992.
En
plus un circulaire de l’administration définit quelles plantations de
peuplier sont considéré comme soumises :
- Il
ya au moins trois rangées d’arbres, donc un alignement de trois rangés
doit être considéré comme soumis, à condition que les écartements
n’excédèrent les 12 m et que les bandes de terrain portent des arbres
sur une largeur d’au moins de 10 mètres.
- Où
peut-on encore (re)planter du peuplier ?
Un arrêt de mesures dans le cadre de la délinéation du VEN
interdit la plantation des expèces exotiques, comme le peuplier hybride,
dans le VEN , exception faite si la (re)plantation est prévue dans un
plan d’aménagement approuvé. Mais compte tenue que ce plan d’aménagement
n’est qu’obligatoire à partir d’une superficie de 5 ha, la plus part des
peupleraies flamands sont condamnées a disparaître, due à leurs superficies
limitées..
En plus un avis positif de la Division Nature (faisant partie dés le 1ier
Avril 2006 de l’Agence Nature et Forêts) est
obligatoire dans les Zones Spéciales de Protection (SBZ), Zones
naturelles, Zones vallées et sources, Zones agricoles de importance écologique,
Zones agricoles de valeur exceptionnelle (Plan de secteur), Zones Ramsar. Il est
à prévoir que ces avis seront négatives, dans le cadre d’une demande de
plantation de peuplier.
Pour les reboisements, ont doit respecter
le principe « Stand Still»,
seulement le peuplier peut remplacer le peuplier.
- Les
Critères de Gestion Durable
Le
Gouvernement flamand a approuvé des Critères de Gestion Durable, qui doivent
être appliqué dans tous les forêts publiques, mais aussi dans le VEN.
Sachant
que 43
% des peupleraies flamandes
(09.350 ha) se situent dans le VEN et que 21 % de la superficie boisée en
Flandre se situant dans le VEN sont
des peupleraies, ont peut comprendre l’inquiétude des transformateurs de bois
du peuplier.
Le seul espoir est que
la Division Nature accepte des plans d’aménagement conforme aux Critères de
Gestion Durable, c’ est-à-dire la transformation de plantations homogènes ,
ce qui implique pour les peupleraies :
-
une
sous-étage comme taillis et avec le peuplier comme étage supérieure.
-
20% de la superficie boisée
est en transformation vers une forêt mixte d’espèces indigènes, adaptées
à la station : le peuplier occupe moins de 80 % des tiges.
-
pas d’utilisation de
pesticides.
Mais pour tous les
superficies delinéé comme VEN la Division Nature doit élaborer des plans
directives nature, dans lesquelles on craint que les peupliers de culture
n’auront plus de place, ou même que la forêt doit faire place aux prairies
humides..
- Est-ce
que les subventions peuvent aider à conserver ou élargir la superficie en
peuplier ?
Les
subventions actuelles ne supportent que les plantations de peupliers hybrides en
zone agricole.
Les boisement ou
reboisement en peuplier en général sont seulement soutenus pour les Trembles
et Grisards (1500 euro/ha).
Exception est faite pour
les boisement des terrains agricoles (excepté dans le VEN !) en peuplier
de culture, (850-1000 euro/ha plantation, 1100 euro/ha entretien, 175-375
euro/ha compensation de revenue), qui veulent stimuler les agriculteurs ou les
propriétaires pour produire du bois .
Mais les résultats
montrent que les effets stimulants des systèmes de subvention n’ont que joués
faiblement :
Dans le cadre de la Régulation
2080 (boisement des terres agricoles) 135,1 ha de peuplier de culture ont été
planté, 3,25 ha de Tremble et
4,72 ha de Grisard et Pepulier blanc.
Dans le carde de la Régulation
1257 (développement rurale et la plus récente) : 53, 05 ha ont été planté
avec du peuplier de culture sans sous-étage et 35,37 ha avec sous-étage.
Seulement 1, 2 ha est
planté en Grisard et 0,26 ha en Tremble.
- Est-ce
que les occupants des terrains agricoles peuvent retourner vers
l’agriculture ?
Une
explication possible du faible succès des mesures de stimulation de boisements
des terrains agricoles par des subventions est probablement
l’incertitude sur la possibilité de retourner vers l’agriculture après
boisement.
Article 90 bis
Bosdecreet stipule notamment que chaque déboisement (changement de destination
doit être compensé, le facteur de compensation pour les peupleraies est 1 , ce
qui veut dire que chaque ha de peupleraie disparue, doit être compensée par un
ha de peuplier dans un autre endroit.. Mais la question primordiale est
‘où ?’, prenant en compte les difficultés ultérieurement mentionnées.
Mais heureusement il y a
des exceptions !
- Peupleraies
dans le cadre du AM de 20/10/1988 ne sont pas soumises au Bosdecreet:
on peut déboiser sans compensation , mais des chiffres concrets sur la
superficie n’existent pas.
- Art.87
du Bosdecreet stipule qu’ en zone agricole, le déboisement sans
autorisation est possible à
condition d’un simple mention auprès des services forestières, avant
l’âge de 22 ans. Mais dans
ce cadre il faut tenir compte que, pour sauvegarder ses droits de subventions
les plantations de peuplier établies dans le cadre de la nouvelle règlementation
(1257/99) doivent rester peupleraie pendant 15 ans, ceux établies sous
l’ancienne règlementation (2080/92) doivent être tenues sur pied pendant
20 ans.
- Conclusions
La
populiculture en Flandre se trouve dans une situation critique et donne pas des
perspectives futures pour les usines transformatrices.
C’
est aux populiculteurs et les utilisateurs du bois de peuplier d’ entamer les
discussions avec l’Agence pour que les plantations et reboisements en peuplier
restent possible dans le VEN, en respectant les Critéres de Gestion Durable.
Les valeurs et potentialités des peupleraies pour conserver et augmenter la
biodiversité sont largement étudié, mais pas connues ou acceptées.
En
plus les stimuli pour des agriculteurs doivent augmenter et on doit assurer un
cadre juridique stable, pour que les peupleraies peuvent être retransformées
en terre agricole.
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