P. maximowiczii

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   Populus maximowiczii est l'un des plus connu des baumiers asiatiques : Japon, Ile d'Hokkaido, Corée vers 42/43° de latitude Nord.

C'est un peuplier forestier associé à des résineux et à des feuillus, dont l'importance économique est faible. Il a pourtant donné lieu à une sélection qui a fourni les clones JAP, qui ont été essayés en milieu forestier dans plusieurs régions françaises. 

Leur débourrement très précoce les rend sensibles aux gelées tardives et leur donne souvent, au moins pour les premières années, un port buissonnant.

P. maximowiczii n'a pas montré de supériorité par rapport aux clones de P. trichocarpa ou interaméricains auxquels il était comparé. On ne peut pas affirmer à ce jour que son introduction soit intéressante sur certains milieux plus difficiles par exemple que ceux qu'admet P. trichocarpa, sols hydromorphes par exemple. Mais P. maximowiczii, dont les qualités de rusticité sont bien connues a été utilisé comme parent dans deux séries de croisements séparées dans le temps, dans les années 20 d'abord, puis plus près de nous.

Dans les années 20, P. maximowiczii a été croisé dans le Maine (Usa) avec des P. nigra ou hybrides de P. nigra, en particulier P. berolinensis, peuplier de Berlin, résultant (1870) d'un croisement P. laurofolia x P. nigra. P. laurifolia est un baumier sibérien.

Les plus connus des clones ainsi obtenus sont:

- Rochester : P. maximowiczii x P. nigra. On peut s'étonner que ce clone inscrit au catalogue français de 1974 ne soit pas encore plus connu en France. Il a çà et là réussi sur des stations médiocres, mais sans se révéler supérieur aux clones de P. trichocarpa ou interaméricains auquels il était comparé.

- Geneva et Oxford : P. maximowiczii x P. berolinensis. Ces peupliers considérés comme des peupliers forestiers sont utilisés en Europe Centrale et aux Pays-Bas, ou ils se sont développés après l'apparition de Marssonina brunnea auquel ils sont résistants.

Ils ont un débourrement précoce, une quinzaine de jours avant Robusta, donnant un bois d'assez bonne qualité, se déroulant bien, mais ils sont sensibles ou assez sensibles au chancre bactérien et aux rouilles. Supportant un certain ombrage latéral, ils peuvent être utilisés en enrichissement. Le port de ces peupliers est semi-érigé avec un tronc très droit mais de nombreuses branches horizontales, tout au moins au début de leur vie, donnant une cime assez ample. Leurs feuilles sont plus petites que celles des interaméricains.

Plus près de nous, des croisements P. maximowiczii x P. deltoïdes ont été obtenus en Italie et aux Pays-Bas:

En Italie : Eridano (= I 83.58)  -  Aux Pays-Bas : NL 3079.

Eridano est inscrit au catalogue national italien. L'expérimentation de ces deux derniers peupliers ne fait que débuter en France (1986). Eridano, au port érigé, a un débourrement précoce et souffre des gelées tardives qui rendent nécessaires les premières années une éducation soignée de sa cime.

Les dégâts sont plus rares sur NL 3079 qui parait bien supporter une certaine sécheresse estivale. 

Forêt Entreprise n° 38 de septembre 1986