Le Marssonina brunnea est un champignon foliaire qui provoque une chute précoce des feuilles.
Dégâts
Ils commencent toujours par les branches basses et progressivement gagnent celles du dessus. Les feuilles atteintes, qui tombent précocement, présentent de petites taches brunes arrondies, généralement d'un diamètre inférieur au millimètre. La partie centrale de ces taches est plus claire et correspond avec la face inférieure. Ces taches, d'abord éparses, peuvent s'étendre. Les tissus environnants se décolorent, jaunissent et progressivement brunissent.
Des taches semblables se rencontrent aussi sur les pétioles, de même que sur les rameaux et sur les pousses terminales encore herbacées.
Dans des plantations très atteintes, on peut observer dès le mois de mai des feuillages réduit à un plumeau de feuilles dans la partie terminale.
De loin, les arbres atteints par la maladie sont reconnaissables : dans la première phase, par leur couleur verte moins intense, presque jaunâtre, et dans la phase suivante, par l'aspect moins dense du feuillage que prend la partie inférieure de l'arbre.
Conséquences
Cette défeuillaison a une répercussion d'autant plus importante sur la croissance de l'année que cette chute est précoce. Par ailleurs, elle a aussi une répercussion sur la végétation de l'année suivant celle de l'attaque. Elle détermine chez les sujets adultes un retard et une réduction du débourrage des bourgeons situés sur les branches basses dont plusieurs au cours du printemps meurent. Sur les jeunes plants attaqués l'année précédente, il est à craindre une sensibilité accrue aux crises de transplantation, aux attaques de Dotichiza populea et autres champignons corticaux.
Moyens de lutte
Ils sont principalement au nombre de 2 :
Sensibilité au marssonina des cultivars inscrits sur la liste régionalisée 2008 des cultivars éligibles aux aides de l'Etat pour la culture en futaie
| Cultivar | Sensibilité au Marssonina |
|---|---|
| A4A | assez résistant |
| Alcinde | résistant |
| Blanc du Poitou | moyennement sensible |
| Brenta | résistant |
| Dorskamp | assez résistant |
| Dvina | résistant |
| Flevo | assez résistant |
| Fritzi Pauley | assez résistant |
| I 214 | très sensible |
| I 45/51 | sensible |
| Koster | moyennement sensible |
| Lambro | résistant |
| Lena | résistant |
| Mella | résistant |
| Polargo | |
| Raspalje | assez résistant |
| Soligo | résistant |
| Taro | résistant |
| Trichobel | résistant |
| Triplo | assez résistant |
| Unal | assez résistant |
Le Dothichiza populea représente un des agents pathogènes des plus dommageables sur les jeunes plants de peupliers. Ce champignon entraîne le dessèchement des plants atteints.
La manifestation de la maladie se traduit par l'apparition de taches de dimensions variables de teinte marron clair sur l'écorce. Cette couleur marron vire au brun plus ou moins accusé et même au noir par endroits. On peut observer au niveau des taches de légères dépressions ou de faibles boursouflures. La mort du plant suit généralement l'apparition de ces symptômes.
Actuellement, les dégâts de Dothichiza ont été très sérieusement réduits dans les jeunes plantations par des productions de plants en pépinière de bonne qualité et des conditions de plantations bien maîtrisées, permettant des reprises en plantations sans problème (taux de reprise en général entre 95 et 100 %).
La rouille est une maladie foliaire due à des champignons du genre Melampsora.
Cette maladie provoque des défoliations qui, suivant leur précocité, conduisent à des réductions de croissance, voire, dans la pire des situations, peuvent mettre en péril un peuplement quand des attaques sur plusieurs années successives se produisent.
En France, il existe 3 espèces de Melampsora sur peuplier : Melampsora larici populina, Melampsora allii populina et Melampsora medusae (plutôt au Sud de la France). La rouille Melampsora larici populina (rouille du mélèze) est la plus problématique pour la populiculture française.
Pour la rouille Melampsora larici-populina, il existe différentes formes appelées 'races' et qui sont au nombre de 5 : E1, E2, E3, E4 et E5.
Il existe principalement 2 moyens de lutte :
Sensibilité aux rouilles des cultivars inscrits sur la liste régionalisée 2008 des cultivars éligibles aux aides de l'Etat pour la culture en futaie
| Cultivar | Sensibilité aux 5 race de rouilles du mélèze |
|---|---|
| A4A | assez résistant à E1, E2, E3, E4 |
| Alcinde | assez résistant à E1, E2, E3, E4 |
| Blanc du Poitou | sensible à E1, E2, E4 |
| Brenta | sensible à E1, E2, E3, E4, E5 |
| Dorskamp | moyennement sensible à E4 |
| Dvina | assez résistant à E1, E2, E3, E4, E5 |
| Flevo | assez résistant E1, E2, sensible E4 |
| Fritzi Pauley | sensible à E1, E2, E3, E4, E5 |
| I 214 | sensible à E1, E2, E3, E4 |
| I 45/51 | sensible à E1, E2, E3, E4 |
| Koster | moyennement sensible à E1, E2, E3, E4 |
| Lambro | sensible à E1, E2, E3, E4, E5 |
| Lena | assez résistant à E1, E2, E3, E4, E5 |
| Mella | assez résistant à E1, E2, E3, E4, E5 |
| Polargo | moyennement sensible à E4 |
| Raspalje | sensible à E1, E2, E3, E4 |
| Soligo | assez résistant à E4, E5 |
| Taro | assez résistant à E1, E2, E3, E4, E5 |
| Trichobel | sensible à E1, E2, E3, E4 |
| Triplo | moyennement sensible à E1, E2, E3, E4 |
| Unal | très sensible à E1, E2, E3, E4 |
(Source : GIS peuplier, Instituts obtenteurs italien, belge et hollandais)
Le puceron lanigère du peuplier (Phloeomyzus passerinii - Signoret, 1875) constitue un des ravageurs les plus importants des peupliers, dans les zones où il est présent et sur les cultivars sensibles.
Ce ravageur est à l’origine d’importants dégâts, dans le Sud-Ouest de la France depuis 1995, depuis 2002 en Bourgogne, et sur toute la partie sud de la France en 2007.
Les pucerons femelles, au stade le plus facilement observé, ne dépassent pas 1,2 mm de long. Elles sont dépourvues d’ailes, de couleur vert jaunâtre et recouvertes d’une légère pruine grisâtre.
Vivant en colonies, ce puceron porte à l’extrémité de son abdomen d’abondantes secrétions de filaments cirreux blanchâtres qui recouvrent les troncs des peupliers, facilitant ainsi son repérage.
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