Conseil National du Peuplier

Siège social : I.D.F. - 23 avenue Bosquet - 75007 Paris
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Président : M. Philippe de Boissieu

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Assemblée générale du 11 janvier 2006.

 

1) Évolution du dossier "Qualité du bois de peuplier".

Eric Paillassa rappelle les points essentiels du dossier et l'état d'avancement du financement. La convention passée avec l'État précise que l'opération doit se dénouer dans un délai de 2 ans. Par conséquent chacun des membres du Conseil doit agir auprès des organismes susceptibles d'aider à le financer dans sa région pour obtenir des crédits dans les plus brefs délais.

Il est rappelé que la convention signée avec l'État est basée sur le montant total de 526.492 euros correspondant à l'étude prévue sur 10 cultivars. Il est donc impératif à présent de trouver la totalité des financements prévus initialement. Les réponses d'un certain nombre de régions sont attendues dans le courant du mois de février, en particulier les Conseils Régionaux de Picardie, Champagne-Ardenne, Centre et Aquitaine. Il est indiqué aux participants l'effort important fait par le Ministère grâce à l'intervention de M. Vignaud, représentant du Conseil pour la région Poitou-Charentes.

2) Cotisation de chaque organisme au CNP pour 2006.

M. de Boissieu précise que l'ensemble des cotisations pour 2005 aété reçu et fournira aux membres du Conseil les comptes 2005 établis par M. Barbotin. M. de Boissieu propose une cotisation pour l'année 2006 s'élevant à 200 euros par organisme. Cette proposition est acceptée à l'unanimité.

3) Exposé de M. Bouillon sur les certificats maître peuplier.

MM. de Boissieu, Brochot et Paillassa ont assisté à une réunion organisée par la DGFAR pour réfléchir à l'établissement de certificats-maître peuplier. Le travail avait été fait pour l'ensemble des autres essences forestières et le peuplier ne figurait pas parmi les essences traitées à ce jour. Il a paru utile d'établir pour cette essence un certificat-maître permettant d'assurer une traçabilité depuis la bouture jusqu'aux plants reçus par le populiculteur. Cette traçabilité doit permettre en particulier de limiter au maximum les erreurs sur la fourniture de matériel génétique très proches, mais pouvant présenter des qualités de bois différentes, comme par exemple le Beaupré et l'Unal. Dans le futur, après l'étude "Qualité du bois de peuplier", les caractéristiques de chaque cultivar seront mises en évidence en conséquence, il sera indispensable de pouvoir fournir à l'industriel un seul cultivar et non un mélange comme cela arrive parfois à l'heure actuelle.

4) Exposé de M. Alain Berthelot sur les nouveaux cultivars obtenus par le GIS.

M. de Boissieu remercie M. Berthelot de son exposé, et félicite le GIS pour ses actions permettant aux populiculteurs et aux pépiniéristes français d'avoir des informations adaptées sur les cultivars étrangers. Il regrette au nom du groupe, que les premiers cultivars à être mis sur le marché par le GIS seront des deltoïdes plus adaptés à la zone sud qu'à la zone nord. Il regrette par ailleurs de devoir attendre encore un certain nombre d'années avant d'obtenir de nouveaux cultivars euraméricains ou interaméricains. Il est noté enfin que le GIS a des besoins de terrains d'expérimentations. Il serait nécessaire que chacun des membres du Conseil National s'en préoccupe.

Dispositifs d'homologation : 13 clones D X D INRA et 1 clone D X D AFOCEL viennent ou vont être installés dans des tests d'homologation:

Mise en place du processus d'homologation: Validation des résultats expérimentaux de sensibilité aux agents pathogènes et des essais agronomiques "pépinières". Validation de dispositifs existants et/ou installation de dispositifs croissance en plantations: choix des témoins (au moins 2, botaniquement proche du matériel à tester), au moins 3 sites, avec un dispositif statistique, dont 2 parcelles en PU carrées.

Premiers résultats à 5 ans (admission provisoire), reprise 1ère année, mortalité 5 ans, circonférence moyenne, hauteur moyenne. Résultats définitifs à 8 ans (admission définitive), en plus des critères précédents, volume BF, densité du bois à x % d'humidité, fourchaison, branchaison, rectitude du fût. Agri Obtention (filiale de l'INRA) se charge de la valorisation de la nouvelle variété: dossier d'admission en catégorie testée au CTPS, tests DHS (distinction, homogénéité, stabilité) à la station du BSA à Schamhorst, en Allemagne, protection éventuelle à l'OCVV (Angers), distribution des boutures, partage des royalties avec le GIS peuplier.

Création variétale récente : Hybrides euraméricains (D X N) : globalement plus "tolérants" aux attaques de rouille que les interaméricains. Utiliser la variabilité des populations de base de l'INRA et éviter les apparentements. Hybrides interaméricains : pourquoi ? les qualités agronomiques des interaméricains (vigueur, plasticité, forme, qualité du bois) justifient l'exploration de toutes les pistes. Contraintes: la résistance complète à la rouille (venant de P. deltoïdes) est contournable. La résistance partielle des hybrides est assez faible par rapport aux espèces parentes.

Le problème du sélectionneur c'est d'éliminer des clones! Il faut descendre progressivement de 1.000 clones créés, à 8 ou 10 clones à installer en populetum d'homologation. Utiliser des critères d'élimination pertinents à chaque stade.

Hybrides euraméricains : croisement factoriel : 19 familles et 736 clones restés au laboratoire (rouille) et 706 clones testés en pépinière à Guéméné Penfao (rouille, vigueur et branchaison). Une sélection de # 50 clones dans les premiers tests de terrain au printemps 2005. Single-pairs : 22 familles et 1036 clones créés et en test rouille au laboratoire (également en élevage/multiplication à Guéméné Penfao).Une sélection de # 50 clones dans les premiers tests de terrain au printemps 2006.

Hybrides interaméricains : (stratégie de sélection adoptée): Utilisation des géniteurs P. deltoïdes sans résistance complète à résistance partielle élevée. Exploration des populations d'amélioration P. trichocarpa pour un niveau de résistance partielle (taille des urédosores). Privilégier des critères de sélection sans action sur la variabilité des pathogènes (morphologie des feuilles, mouillabilité) et la tolérance en présence d'attaques de rouille. Diversification de l'origine génétique des géniteurs et contrôler leur apparentement. Retourner vers les espèces parentes à l'aide de rétro-croisements.

Vers des interaméricains tolérants ? 2001-2002-2003: un nouveau plan de croisement factoriel entre 5 mères P. deltoides et 5 pères trichocarpa: 19 familles, 1137 clones. 2003-2004 : utilisation de P. deltoides universels c.a.d. ne présentant pas de résistance complète à la rouille : 6 familles, 303 clones. 2003-2004: rétro-croisements (D X T) X D : 10 familles, 1056 clones. Première évaluation en laboratoire en 2004 et actuellement en test "rouille" à Charrey-sur-Saône (pépinière).

Autres travaux du GIS: Recherche de prédicateurs précoces des propriétés du bois (Afocel/Inra). Prise en compte de la variabilité existante pour l'efficience d'utilisation en eau (Umr Inra / Université d'Orléans). 

  Recherche de terrain d'expérimentation: Pas de grandes difficultés lorsqu'on est dans les dernières phases de sélection: ordre de grandeur: 10 clones (+ témoins), dispositif monoarbre (10 plants), dispositif PU carrées (27 plants), surface : entre 1 et 2 ha. Difficulté à prévoir lorsqu'on est en début de sélection "terrain" : ordre de grandeur : 50 clones (+ témoins), dispositif monoarbre (10 plants) entre 2,5 et 3,5 ha.

Besoin à court terme : Populetum euraméricains du factoriel (# 50 clones) au printemps 2007. Populetum euraméricains du Single-pair (# 50 clones) au printemps 2008. Solutions : planter sur des terrains achetés ou loués par le GIS: moyens limités, à réserver à des expérimentations particulières. Planter à densité double (400 tiges/ha) avec éclaircie dès que le classement est acquis (6/7 ans ?), prise en charge du surcoût de plantation lié à la densité (FD de Chautagne), gestion de l'éclaircie (petits bois). Tests à forte densité (TCR) en bouturage direct, balivage vers 5/6 ans: faible besoin en surface, sol propre, bonne technicité du propriétaire. Compensation financière + grande pour le propriétaire: moyens limités, impossible d'indemniser une perte de revenu à terme, prendre en charge une + grande part des frais de plantation.

  Conclusions : Pour les cultivars étrangers : schéma à peu près en place, position de la DGFAR sur l'intégration des clones étrangers (non inscrits) dans nos dispositifs (patho et agronomiques). Pour les cultivars GIS: dans quelques années, quelques D X D sur la base des premiers résultats des tests d'homologation. Pour les euraméricains et interaméricains, l'échéance sera plus lointaine (10 à 15 ans).

Information : transfert vers les professionnels : information et explication des travaux du GIS à la profession. Nos dispositifs sont disponibles et visitables. Volonté d'être à l'écoute de la filière.

Attente du GIS vis-à-vis de l'interprofession: soutien technique (terrains d'expérimentation), stratégique (critères de sélection, avis sur orientation des recherches,...), politique (Ministères, organismes,...).

5) Informations sur le réseau peuplier par M. Paillassa.

Les travaux du GIS ne peuvent déboucher directement sur l'utilisation par les populiculteurs et les pépiniéristes des cultivars obtenus. Une phase intermédiaire est absolument indispensable. C'est une des raisons d'être du réseau expérimentations peuplier, qui sert au développement et à la vulgarisation de ces cultivars.

Le travail du réseau Peuplier se situe à l'interface entre la Recherche (INRA - AFOCEL - CEMAGREF, Instituts étrangers) et les producteurs (populiculteurs, gestionnaires, entreprises). Son domaine d'activité est le développement et la vulgarisation, non seulement de techniques populicoles, mais aussi et surtout de l'amélioration génétique (cultivars). L4objectif du développement est d'évaluer l'intérêt d'une technique ou d'un cultivar, et d'en définir les conditions d'emploi (notice technique). L'objet de la vulgarisation est de former et de diffuser l'information au sujet des techniques et des cultivars évalués lors du développement.

Le réseau peuplier travaille sur de nombreux dispositifs expérimentaux simples (1 ha, 4 à 7 modalités, PU de 25, suivi annuel), répartis sur l'ensemble du territoire afin de couvrir la variabilité nationale, mais aussi d'assurer une vulgarisation de proximité. L'objectif de ces expérimentations est la production de bois de qualité. L'expérimentation cultivars concerne 90% des essais. Le travail sur les cultivars fait par le Réseau peuplier vient à la suite des travaux de recherche fait par le GIS peuplier. Pour mener à bien ces essais, le Réseau peuplier s'appui sur 22 organismes forestiers régionaux (CRPF, CETEF,GDF,...). Il couvre 52 départements et 15 régions. Depuis la création du Réseau, 833 dispositifs ont été mis en place, dont 477 sont encore suivis sur le terrain, 148 cultivars ont été évalués.

Ce réseau peuplier permet actuellement de réaliser des documents techniques: plaquettes régionales, articles, fiches cultivars (11 existantes), fiches stations (20 à paraître). D'assurer des formations auprès des pépiniéristes, des techniciens et des populiculteurs. - De fournir une information technique pour la liste régionalisée des cultivars éligibles aux aides de l'État et pour diverses études (ressources, tempête, rouille,...).

La réunion se poursuit l'après-midi en la présence de Madame Ségolène HALLEY des FONTAINES, sous-directrice de la Forêt et du Bois. M. de Boissieu la remercie de sa présence.

6) Relations avec France Bois Forêts : adhésion et cotisation.

M. de Boissieu fait état d'une conversation téléphonique avec M. REY, directeur de France Bois Forêt. L'adhésion du Conseil National du Peuplier comme associé est acceptée par l'association France Bois Forêts. La cotisation peu élevée a été décidée. Cette adhésion permet au Conseil National du Peuplier de pouvoir bénéficier éventuellement d'une aide de France Bois Forêts au travers de la C.V.O. Le montant de l'aide destiné à aider la réalisation du dossier "Qualité du Bois de Peuplier" sera défini très bientôt, quand la C.V.O. commencera à parvenir à F.B.F. Une discussion s'engage une fois encore sur la C.V.O., sa nécessité pour l'ensemble de la filière, certains exprimant le regret de ne pas avoir mis en place une taxe affectée.

7) Étude du marché bois de peuplier : intervention de Messieurs Bernard, Maquet, Rabuel, Sadoux.

Contexte général : pour les coopératives forestières qui regroupent et assurent le rôle d'approvisionneur industriel auprès des utilisateurs de peuplier, les marchés sont très déprimés voire quasi-inexistants sur les qualités secondaires (déroulage de 3ème choix, sciages). Ceci explique en bonne partie la baisse régulière de la récolte au niveau national entre 1999 (2 Mm3) et 2004 (1,3 Mm3) soit - 35%. Pour mémoire le groupe Cofogar est passé d'un volume annuel de près de 200.000 m3 BO/an avant tempêtes à quelque 100.000 m3 BO/an en 2004.

Les prix connaissent une baisse sensible, notamment en 2005, après deux exercices 2003 et 2004 de "résistance". Seuls les bois d'œuvre de qualités (c.a.d. billes de pied parfaitement élaguées sur 2,60 m minimum, bois jeunes, blancs et non nerveux) trouvent preneurs à des prix attractifs. Ces bois de qualité deviennent plus difficiles à mobiliser en raison de la baisse des prix et de leur rareté dans certaines régions de production.

Les marchés italiens : ils concernent la production de contreplaqué industriel pour l'essentiel avec des unités de transformation très structurées. Ils continuent à avoir un rôle directeur sur les marchés.

Les volumes : de l'ordre de 250.000 tonnes (BO + BI) exportés par an avant les tempêtes de 1999, ils ont chutés à moins de 150.000 tonnes/an en 2004 (-40%).

Les qualités de bois demandées : clones I 214 et Beaupré 1er choix, plus difficiles à trouver pour les raisons évoquées plus haut. Quelque soit le clone, le "2ème choix" (destiné aux faces internes du contreplaqué) n'est plus demandé. Les quelques marchés de "3ème choix" (peu ou pas élagués) ne trouvent plus preneurs.

Les prix : connaissent un sérieux tassement (entre 5 et 10%) en 2005 en raison de la stabilisation et de la concurrence des pays de l'Est (Hongrie, ex Yougoslavie, Roumanie). L'effet est à ajouter à la hausse des coûts de transport, notamment ferroviaires.

La filière : les unités d'Italie du Nord se concurrencent fortement sur leurs propres marchés européens et s'entendent très moyennement, sauf sur la baisse des prix d'approvisionnement! Elles subissent la concurrence des contreplaqués industriels en provenance d'Espagne; certaines unités significatives ont fermé (Ets ALFIERI).

Les marchés espagnols : Ils concernent la production de contreplaqué industriel (Groupe GARNICA leader européen sur ce produit) et secondairement de contreplaqué d'emballage (région de Valencia).

Les volumes : de l'ordre de 35 à 40.000 tonnes/an (BO+BI) exportés/an depuis 1999. La demande d'approvisionnement reste faible même en contreplaqué industriel en raison de bonnes disponibilités en Espagne qui n'a pas connu de problèmes phytosanitaires majeurs ces dernières années.

Les qualités de bois demandées : le clone I 214 est l'unique clone demandé sur les deux marchés. Concernant le contreplaqué industriel, il est très difficile de proposer d'autres clones même en faces internes. La sélection des qualités est sévère, mais est primée depuis 2005.

Les prix : pour le débouché contreplaqué industriel, comme pour l'Italie, les prix connaissent un sérieux tassement (près de 10%) notamment en 2005 qui suit les baisses de prix sur le marché mondial du contreplaqué industriel (concurrence asiatique).

La filière : la position dominante du Groupe GARNICA sur le marché du contreplaqué industriel européen se traduit par la recherche de relations partenariales plus étroites menées activement par COFOGAR en 2005. Le marché plus traditionnel du contreplaqué d'emballage est en régression, en raison de la forte concurrence dans la région de Valencia des emballages en carton et panneaux de fibre.

Autres marchés à l'exportation : Les exportations sur le Maroc ont repris depuis 2004 et atteignent entre 5 et 10.000 m3 pour 2005 (attente des statistiques du commerce extérieur). Ces marchés permettent d'écouler des qualités moyennes mais à des prix bas qu'aggravent les coûts de transport par bateau.

Les marchés français : la morosité affecte également les marchés français qui concernent des utilisations plus diversifiées depuis le contreplaqué haut de gamme, contreplaqué d'emballage, emballages, sciages.

Les volumes : le marché intérieur absorbe toujours plus de 80%  de la récolte annuelle, en diminution régulière.

Les qualités recherchées et les prix : répercussions des tendances déjà évoquées : prix à la baisse (moins sensible que sur l'exportation), bois de haute qualité très recherchés. La palette clonale est de fait beaucoup plus ouverte, avec une difficulté à valoriser pour l'heure le clone Dorskamp à échelle industrielle.

La filière : le secteur du contreplaqué se maintient, contreplaqué "haut de gamme" concernant un petit nombre d'unités (Ets LACROIX dans le Jura, par ex.) et secteur du contreplaqué plus traditionnel des régions Poitou-charentes, Pays de Loire approvisionné essentiellement à partir de Blanc de Poitou de fortes dimensions, inséré en feuilles internes de contreplaqués en bois exotique.

Une reprise de la demande est sensible depuis l'automne.

Les volumes valorisés sur le secteur de l'emballage traditionnel (Bretagne, Val de Loire, Nord, Vallées du Rhône et de Garonne) dont l'activité est très cyclique, sont globalement en chute régulière. Des éléments d'emballage pré-fabriqués (éléments de cagettes) sont parfois importés directement des pays de l'Est pour faire face à la concurrence des autres emballages (plastiques notamment) et à la recherche de compétitivité.

Le marché des sciages est très difficile, voire inexistant dans certaines régions, avec une forte concurrence du Pin au moins dans le sud de la France.

Le point  sur les cours en région Centre / Centre Ouest par J. Pierre SADOUX - expert forestier.

L'année 2005 fut marquée par le redressement des cours du bois sur pied des peupleraies. Alors que 2004 avait confirmé le fléchissement général du marché observé depuis les grands ouragans de 1999, fléchissement amplifié par l'ouragan de juillet 2003 dans la vallée de l'Indre, du Cher et du Maine et Loire, 2005 fut partiellement plus satisfaisant. En effet, conscient de la situation, nous n'avons mis, en Indre et Loire, que 2.500 m3 en décembre 2004, et seul un lot sur 14 fut commercialisé à cette époque. Malgré notre déception, une deuxième tentative eût lieu en mars 2005, qui regroupait la plupart des lots invendus depuis 2 ans. Tentative qui réussit partiellement avec 60% des lots commercialisés.

Depuis, la situation n'a cessé de s'améliorer, et tout au long des ventes de juin, septembre et décembre 2005, mais amélioration à considérer comme partielle.

Voici les cours moyens par région: ceux-ci proviennent des résultats que la CNIEFEB transmet régulièrement à chaque Expert, dans les 48 heures suivant chaque vente:

Poitou-Charentes >1m3 = 31,10 E
Bretagne              >1m3 = 33,00 E
Normandie           >1m3 = 33,00 E
Centre Nord         >1m3 = 23,58 E
Centre Sud           >1m3 = 28,40 E
Pays de Loire       >1m3 = 31,10 E

Fourchette maximum : entre 37 et 42 euros.

Voici quelques cours par clone et par qualité:

Mauvaise qualité Robusta:
1,3 m3 retiré à 14,00 E
2,0 m3 cédé à  21,00 E
1,2 m3 cédé à  17,00 E
0,8 m3 cédé à  18,00 E
0,6 m3 cédé à  11,00 E

Bonne qualité, bien élagué, bien placé:
Robusta   1 m3  30/31/32,50 E
I 45/51    1 m3  31 à 44 E
I 214       1 m3  40 à 45 E

En résumé, certes les cours se sont redressés, mais ils sont loin d'atteindre les cours d'avant tempête, et encore moins ceux de 1974 (I 214), et ce, en francs courants! L'exigence des acheteurs est de plus en plus forte. Les lots doivent être importants : >200 m3, bien situés avec place de dépôts. L'exigence du brûlage est de moins en moins acceptée. Qualité requise: élagage est la condition sine qua none. Toute coupe, sans la plupart de ces critères, subit des cours entre 16 et 23 E, et ne reçoit aucune offre. Ce constat est commun, d'une manière générale, pour les Régions Centre, Bretagne, Normandie, Poitou-Charente et Pays de Loire. Pour les cinq Régions, 32.700 m3 furent présentés en cahier de ventes groupées.

En conclusion, on retiendra que le marché du peuplier est morose, ce qui entraîne le maintien d'un certain nombre de plantations et leur vieillissement, au détriment de leur qualité. Par conséquent de nouvelles plantations ne se font pas, ce qui crée des difficultés aux pépiniéristes. En ce qui concerne les bois exploités, la concurrence du plastique est encore sévère et l'exportation est rendue difficile suite à l'augmentation des prix de transport et de la suppression du fret SNCF.

8) Évolution du dossier des terres agricoles par M. Rolland.

Les surfaces des peupleraies risquent de diminuer dans les années à venir pour les raisons suivantes: certaines surfaces sont mal adaptées aux cultivars actuels. Certaines zones changeront de destination pour des raisons diverses. En 2005, 2.700.000 ha ont été abandonnés par l'agriculture. Ne serait-il pas intéressant d'en récupérer quelques uns pour faire du peuplier dans de bonnes conditions, offrant ainsi du travail à l'ensemble de la filière ?

Historique : Suite aux différentes conférences internationales sur les changements climatiques, l'État s'est engagé en 2000, dans le cadre du plan national de lutte contre l'intensification de l'effet de serre, à favoriser le stockage du carbone, en subventionnant le boisement de 20.000 ha par an de terres agricoles sur la période 2000-2006, puis 30.000 ha sur la période 2007-2013. Avec une moyenne de 50.000 ha par an de terres agricoles abandonnées et un stock de plus de 2 millions d'ha de friches (ni agricoles ni forestières), ce ne sont pas les surfaces à boiser qui manquent. Pourtant, aujourd'hui, le bilan des boisements réalisés sur la période 2000-2005 n'atteindrait que 7.000 ha: on est loin des 20.000 ha par an annoncés en 2000! Qu'en est-il de la parole de l'État et des différents ministres de l'Agriculture qui s'étaient engagés sur le plan international, donc national ?

L'avis de la profession et de l'inter-profession : Cela est très dommageable pour les entreprises qui ont récolté des graines, élevés des plants forestiers pendant plusieurs années. Il en est de même pour les entreprises de travaux forestiers qui ont recruté du personnel dans la perspective de réaliser des travaux de plantation forestière, et qui n'ont pas hésité à investir pour répondre à la demande qui se créait... Une surface importante de ces terres était des terres à potentiel de populiculture. L'État n'a pas tenu son engagement sur le boisement des terres agricoles. Des entreprises ont investi en pure perte et ont dû cesser ou réorienter leur activité. Ces entreprises qui représentent une partie non négligeable du tissu social de certaines zones rurales sont de ce fait en déséquilibre et l'emploi rural est menacé. De plus, et ce qui est plus grave, le peu d'aides au boisement des terres agricoles disponible est interrompu depuis début 2004.

L'avenir : Le dispositif n'a pas été intégré dans la réforme de la PAC, ou le bénéficiaire de droits à paiement unique n'a pas le droit de boiser des parcelles agricoles sous peine de perdre une partie de ses droits. Dans une telle situation et si l'État, dans un souci budgétaire, maintient sa volonté de ne plus aider les boisements autres que ceux de la reconstitution après-tempête, l'inter-profession amont et en particulier les populiculteurs demandent que les aides au boisement de terres agricoles relèvent désormais des conseils régionaux et généraux, plus susceptibles d'honorer leurs engagements que l'État lui-même, surtout lorsqu'il y a localement un enjeu important de développement de la surface forestière (cas notamment des Pays de Loire, de la Basse-Normandie, du Nord Pas-de-Calais, de l'Ille et Vilaine, du Gers, dur Tarn et Garonne, du Lot et Garonne, etc...). Il est important qu'une décision soit prise rapidement et qu'elle soit opérationnelle pour la prochaine programmation du RDR 2007-20013, et que des financements soient mis en place.

Autres doléances des populiculteurs : Les subventions à l'élagage ont été supprimées. L'élagage est une nécessité absolue dans la culture du peuplier: les acheteurs demandent du bois de qualité pour le déroulage, c'est-à-dire avec le moins de nœuds possibles. Supprimer l'élagage augmente le nombre de nœuds et diminue la valeur du bois, donc la rentabilité déjà faible du bois! Pourquoi cette mesure a-t-elle été prise sans aucune concertation?

Autre point déterminant pour la populiculture: qu'adviendra-t-il des crédits forestiers lorsque ceux mis en place pour l'après-tempête seront consommés? Qu'est-il prévu? Les travaux de reboisement en général ont un besoin absolu d'être aidés. Le propriétaire s'engage pour un investissement de long terme (de très long terme pourrait-on même dire). Si aucune aide financière n'est mis en place, si aucune aide fiscale n'est consentie la pérennité de l'économie forestière est mise en cause!

A moins d'accepter une régression constante du monde économique forestier, et en particulier de celui de la populiculture; à moins de dilapider l'emploi rural déjà difficile à maintenir; à moins de condamner les entreprises de travaux forestiers à des fermetures progressives et à un appauvrissement du tissus économique et rural, le Conseil National du Peuplier se doit de réagir auprès du Ministère Public.

A ce propos le Conseil se propose de rencontrer la DGFAR, puis le Ministre de l'Agriculture, afin que des solutions soient trouvées et que l'État donne une réponse apportant des solutions financières sérieuses et dignes de crédibilité qui durent dans le temps et aident à l'avenir de la populiculture française en soutenant l'investissement, l'emploi et par là-même, l'économie du Peuplier en France.

9) Recyclage des cageots de peuplier vers le bois énergie

Par M. Piettre, Délégué général adjoint du SIEL, et M. Chevrollier.

Les industriels de l'emballage léger font état d'une concurrence importante du plastique vis-à-vis de leurs produits. Cette concurrence réduit la part de cageots en bois. Par ailleurs la distribution a des difficultés à se débarrasser des cageots en bois utilisés. Ces deux facteurs réunis nuisent aux industriels fabricants de cageots, mais aussi à l'ensemble de la filière, la quantité de bois demandée étant alors en diminution. Une réflexion a été réalisée par le Syndicat des Industries de l'Emballage Léger, menée par M. J. E. PIETTRE Délégué général du SIEL et de GROW France.

Observations sur les ressources du bois énergie:

On oppose les énergies renouvelables aux énergies fossiles (gaz, fioul, charbon...) qui sont en réserve sous forme de stocks souterrains mais évidemment épuisables. Les énergies renouvelables sont le résultat de l'activité terrestre (géothermie), de l'activité lunaire (énergie marémotrice), mais surtout de l'activité du soleil, soit sous la forme de rayonnement direct (énergie solaire), soit par les cycles renouvelés de l'eau (énergie hydroélectrique), de l'air (le vent et l'énergie éolienne) et de la biomasse (bois-énergie et autres bio-combustibles, bio-carburant, bio-gaz).

 Le bois-énergie est un combustible compétitif. D'une part, son prix n'est pas soumis aux fluctuations des cours internationaux des monnaies et des carburants. D'autre part, en tant qu'énergie renouvelable, son utilisation ne devrait pas être concernée par l'éco-taxe sur l'énergie.

Le bois énergie fédérateur pour les professionnels ? : le bois énergie devient un axe de développement des métiers de la filière bois, depuis l'exploitation forestière jusqu'aux broyats des emballages et palettes, déchets des fabricants de produits en bois, en passant par les plaquettes, écorces et d'autres produits connexes. Ceux-ci verront leur valeur augmenter avec la raréfaction et le renchérissement du pétrole et le développement obligatoire des énergies renouvelables. A mon avis, il faut mener cette mission dans un esprit filière en respectant les besoins de tous (papetiers et panneautiers), et en recherchant de nouveaux produits susceptibles d'apporter une valeur ajoutée et de nouveaux débouchés à cette richesse naturelle qu'est la forêt française, source de tous les métiers.

Objectif 2010 : le bois a perdu son image d'antan et il est devenu "une énergie d'avenir". La toute récente Loi n°2005-781 du 13 juillet 2005 "de programme fixant les orientations de la politique énergétique" a fixé à notre pays des objectifs très ambitieux. En 2010, la production de chaleur à partir d'EnR devrait avoir augmenté de 50%; la production d'électricité à partir d'EnR être passée de 14% aujourd'hui à 21% et la part des biocarburants être passée de 0,80% aujourd'hui à 5,75%.

Ces objectifs ambitieux en matière d'énergies renouvelables qui figurent dans cette loi de programme du 13 juillet 2005 fixent les orientations de la politique énergétique de demain. Ce sont surtout les ressources actuellement non utilisées, notamment les plaquettes forestières à partir de rémanents d'exploitation, qui devront être valorisées. Le recours à des produits connexes n'est pas exclu, à la condition toutefois que l'équilibre local des ressources soit respecté.

Par ailleurs, le Ministre délégué à l'industrie François LOOS, le 12 décembre 2005, confirme sa décision de mettre en place, sous l'autorité des préfets, des réseaux de suivi local de l'approvisionnement en bio-ressources pour les usages énergétique et non énergétique. Les représentants des utilisateurs et des organisations professionnelles des filières d'approvisionnement y auront un rôle essentiel. Chaque instance locale sera également un lieu d'échanges et de concertation pour faire émerger de futures centrales respectueuses des équilibres et des usages locaux dans leur approvisionnement. A titre expérimental, il a demandé aux préfets des Vosges et de la Région du Limousin d'initier cette démarche au niveau local avant de l'étendre à tout le territoire.

"De manière plus large, les politiques énergétiques constituent des enjeux importants pour le secteur agricole et pour le secteur forestier et les différentes politiques doivent être conduites de manière complémentaire et cohérente. C'est dans cet objectif que Claude ROY, nouveau coordinateur pour la valorisation de la biomasse, a été chargé d'élaborer en lien avec l'ensemble des secteurs concernés un plan biocombustibles pour la période 2006-2015". (extrait de la lettre du Ministre de l'Agriculture et de la Pêche D. Bussereau, Paris le 30 novembre 05 à M. Charmasson Président de l'UIB).

Face à la demande quelles ressources possibles ? : la comsommation de bois-énergie en France est de 40 millions de m3 par an dont 25 millions de m3 issus de sous-produits de l'industrie du bois et d'exploitations rurales. Cette consommation équivaut à 9 millions de tep/an (tonne équivalent pétrole) soit 4% des besoins français en énergie. La forêt française couvre 15 millions d'hectares. Elle est en développement constant et encore sous-exploitée. Par ailleurs, des volumes significatifs de sous-produits de la filière bois (chutes de productions, écorces, emballages...) restent encore à valoriser. On estime donc que, sans créer de concurrence avec les industries de la trituration (pâte à papier, panneau) et malgré les tempêtes de 1999, il existe une ressource supplémentaire de biomasse mobilisable et utilisable pour l'énergie de 12 millions de m3 par an (soit 3 millions de tep/an). Cette ressource sera principalement d'origine forestière (production de plaquettes à partir des branches et résidus d'exploitation). Un inventaire national et régional de la biomasse forestière est en cours de finalisation par l'inventaire forestier national (IFN) pour le compte de l'ADEME.

A titre d'exemple l'accord cadre Programme bois énergie :  un document très intéressant signé le 3 janvier 2000, doit servir de socle à cette politique; il s'agit de l'accord cadre pluriannuels relatif aux approvisionnements du programme bois-énergie 1999-2006 de l'ADEME. Cet accord cadre a été signé par : La Fédération des pâtes, l'Union des Industries des Panneaux de Process, La Fédération Nationale du Bois, La Fédération Française de la récupération pour la gestion industrielle de l'environnement et du recyclage (FEDEREC/SYNAREP). Une politique de soutient au développement du bois énergie doit prendre en compte les impératifs d'approvisionnement des filières industrielles car il est évident que les premiers acteurs de la lutte contre l'effet de serre sont ceux qui, par leur production, stockent le CO2 atmosphérique, avant de brûler le matériau bois en fin de vie.

A qui profite le bois-énergie ? : il profite au marché domestique. La consommation de bois-énergie dans ce secteur régresse doucement depuis une décennie, malgré la croissance du parc des appareils de chauffage. Ceci est dû à l'amélioration des performances des appareils mais surtout au vieillissement de la clientèle qui se tourne vers d'autres énergies, ne connaissant pas les possibilités du bois en matière de confort. Il profite à l'industrie du bois. Chaque étape de la transformation du bois génère de 10 à 70% de sous-produits : écorces, sciures, copeaux, chutes. Si une partie de ces déchets peut-être valorisée matière (recyclage papier, panneaux agglomérés), le reste tend à être consommé en interne (chauffage des bureaux et ateliers, des habitations voisines, séchage du bois, production d'électricité). Ce marché, encore limité, ne représente que 10% de la consommation de bois-énergie en France. Il profite aux marchés publics. S'ils ne représentent que quelques petits points prometteurs du marché du bois-énergie, ils canalisent déjà les efforts des politiques publiques françaises. On compte aujourd'hui plus de 1.000 chaufferies collectives fonctionnant au bois, qui alimente en chauffage et en eau chaude des quartiers entiers à partir d'une chaufferie centrale et d'un réseau enterré.

Problématique des approvisionnements en fin d'année 2005 en France :  

A titre d'exemple, l'approvisionnement en bois de certains types d'industries de la filière présente des difficultés importantes et s'inquiète des besoins grandissants. Certaines causes sont structurelles, d'autres peuvent être qualifiées de conjoncturelles.

   Dans les causes structurelles et qui sont présentes depuis quelques années on peut noter:

- les problèmes de l'exploitation forestière avec un manque endémique d'investissement par manque de capitaux, une trop faible valeur ajoutée, la disparition de nombreuses exploitations par départ en retraite sans succession.

- les problèmes de transport avec l'arrêt des transports ferroviaires qui a entraîné un redéploiement du transport routier et une baisse de l'inter-régionalité au niveau des approvisionnements des usines, principalement des usines de pâtes à papier, le manque d'investissement et de matériels pour le transport des bois  en général, la difficulté de trouver des transports moyennes distances.

- le manque d'activité des scieries de bois feuillus et donc le manque de produits connexes,

- dans les zones touchées par la tempête, la sortie de la situation de tempête avec un manque de bois pouvant être mis sur le marché.

   Dans les causes conjoncturelles, trois causes principales se détachent:

- la volonté de l'ONF de faire monter les prix des bois pour arriver à des prix d'avant tempête. Elle est suivie dans cette démarche par les propriétaires forestiers,

- les scieries de bois résineux ayant une activité soutenue mais un manque de bois de gros diamètre et de ce fait, utilisant des bois de plus en plus petits (jusqu'à 11 cm alors qu'avant elles utilisaient des diamètres de 14 et 15 cm). Ces bois sont soustraits à la trituration.

- et surtout la pression du bois pour l'énergie en raison d'une part de la demande très forte en bois de chauffage, demande liée au prix élevé des produits pétroliers, et d'autre part par la demande de plus en plus active vers les produits destinés à la production énergétique par biomasse, par exemple la production de granulés pour l'énergie.

- ce fait entraîne une pression forte sur la sciure et les produits connexes résineux qui sont difficile à trouver malgré une bonne activité des scieries de ces bois. Les bois feuillus sont également fortement demandés pour la production d'énergie et sont encore plus difficiles à trouver. Il faut noter également, en scierie, les campagnes d'investissements en séchoirs bois, utilisant leurs propres déchets (ou produits connexes) pour la production de chaleur (cette campagne est subventionnée par l'ADEME).

En résumé il existe un problème de structure au niveau de l'exploitation forestière et du transport du bois. Sur ce problème de fond, vient se greffer un problème conjoncturel du bois énergie dont la première composante est, vous l'aurez compris, le bois de chauffage. Il faut craindre le pire lorsque les effets des investissements, suite aux appels d'offres pour la production d'électricité par biomasse, se feront sentir sur le marché du bois. Un troisième point est à surveiller attentivement: il s'agit de tous les investissements en réseaux de chaleur locaux (communes, cantons...) qui sont subventionnés et qui ont été, également, largement aidés par l'ADEME. Un recensement au niveau France s'imposerait.

Émergence de nouveaux acteurs: Les acteurs de l'approvisionnement sont nombreux et divers. On retrouve côte à côte les collectivités, les entreprises du secteur bois et du déchet, les structures d'insertion, le secteur agricole, avec les Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole (CUMA) et le secteur forestier.

Certaines organisations restent fragiles, c'est le cas notamment des structures d'insertion. Susceptibles de disparaître du jour au lendemain, elles peuvent mettre en péril l'approvisionnement d'une chaufferie bois. A l'inverse, d'autres acteurs sont désormais solidement positionnés, notamment dans le secteur forestier avec les Coopératives forestières (UCFF) et l'ONF. De son côté en 2004 l'ONF gestionnaire de la forêt publique communale et domaniale, a lui aussi décidé de se mobiliser sur la thématique bois-énergie, en partenariat avec les communes forestières.

L'évolution des consommations entre 2000 et 2004 a cru dans les proportions suivantes:

- de  1 à 2 pour les produits connexes de scieries (écorces),
- de  1 à 4 pour les DIB (palettes); (DIB déchets industriels banals),
- de  1 à 5 pour les autres produits et les mélanges (granulés),
- de  1 à 12 pour la plaquette forestière.

La plaquette forestière a connu la plus forte progression depuis 5 ans: la part dans le secteur collectif est passé de 7% en 2000 à 24% en 2004, même si la tendance est à la baisse. La progression des DIB a, elle, suivi l'évolution du marché. Ils représentent 15% du marché.

Conclusion : Comment mobiliser la ressource avec tous les professionnels ?

Comme nous l'avons évoqué, le bois est une ressource renouvelable et son utilisation énergétique présente des avantages aussi bien environnementaux que socio-économiques. Rappelons les...

Aspects environnementaux : le bois est une source d'énergie renouvelable qui se substitue aux énergies fossiles aux ressources limitées, et sa combustion ne fait que recycler dans l'atmosphère le dioxyde de carbone absorbé par les forêts (4 m3 de bois-énergie = 1 tonne de pétrole économisée et 2,5 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère). Le bois-énergie valorise les sous-produits et déchets de la filière bois; son développement participe ainsi à la gestion rationnelle des forêts et donc à la qualité des paysages et au maintien des équilibres hydrologiques et climatiques.

Aspects socio-économiques : la récolte, la transformation et l'utilisation de bois-énergie sont des activités créatrices d'emplois en particulier en zone rurale. On compte en moyenne un emploi pour 2.000 m3 de bois-énergie valorisés. Le bois-énergie est un combustible compétitif dont le prix n'est que très peu soumis aux fluctuations des cours des carburants et des monnaies.

Inéluctablement, sous la poussée de la politique nationale, les chaufferies collectives au bois vont se multiplier dans les années qui viennent. Mais les autres usagers du bois, dans l'industrie tout comme dans la construction, ont également vocation à s'accroître. Le défi est donc bien réel: il faudra mobiliser durablement la ressource pour répondre à cette demande en forte croissance, tout en tenant compte de la concurrence des usages et tout en assurant son renouvellement et la protection de l'environnement. Tels sont les défis d'aujourd'hui et de demain ...

10) Questions diverses : PPRI, etc

M. SADOUX fait un exposé sur les problèmes posés par le Plan de Prévention des Risques d'Inondation de la vallée de l'Indre et les résultats obtenus, pouvant servir d'exemple dans d'autres régions ou ces plants seraient préparés et mis en oeuvre.

 L'ordre du jour étant épuisé, l'Assemblée générale est close à 16h00.

La date de la prochaine Assemblée générale est fixée au mercredi 10 janvier 2007.

Le Président

Philippe de Boissieu