
Aptitude à l'usinage du peuplier ![]()
Usinage
- Séchage - Finition
Menu Utilisations
- Classement Bois ronds - Classement
Sciages avivés
L'aptitude à l'usinage du bois de peuplier est globalement bonne. Elle ne pose généralement pas de problème insurmontable pour les procédés industriels modernes de transformation. Le sciage du peuplier est aisé. Les principales difficultés rencontrées proviennent de la présence de bois de tension. Sa présence conduit à la formation de surfaces pelucheuses qui peuvent provoquer un échauffement de la lame. Un avoyage important de la denture du ruban de scie est de nature à réduire cet inconvénient.
La présence de contraintes de croissance associées au bois de tension induit des déformations parfois importantes des pièces débitées.
Le rendement sciage des bois destinés à la paletterie est de l'ordre de 53% du volume sur écorce.
Le tranchage et le déroulage ne présentent pas de difficultés particulières.
Ce dernier peut être réalisé à froid jusqu'à des épaisseurs de 5 à 6 mm sur grumes fraîches sans étuvage. Le bois de tension provoque des déformations importantes des feuilles ainsi que des fentes lors du séchage. La présence de taches médullaires étendues peut entraîner également une fragilisation des placages.
Le séchage naturel est relativement facile malgré la forte teneur en eau du bois frais. En fonction de la saison, deux à trois mois suffisent pour des pièces de 27 mm. En séchage artificiel, il est possible de ramener l'humidité du bois à 8/10% en 5 jours pour des planches de 28 mm d'épaisseur, en 8 jours pour les plateaux de 50 mm. Le séchage réclame malgré tout quelques précautions, à savoir une montée en température progressive pour éviter l'apparition de fente et une humidité relative de l'air élevée en début de séchage pour éviter une cémentation en surface du bois et l'apparition de "poches d'eau".
Des essais réalisés en France ont montré qu'un séchage à haute température (120°C) pouvait être avantageusement réalisé en deux jours pour les planches de 27 mm, avec absence totale de poches d'eau en fin de cycle, et réduction nette du collapse.
A l'usinage, le peuplier réclame des outils très tranchants en raison de sa propension à pelucher. Bois tendre, le peuplier (certains cultivars) est malgré tout relativement abrasif ce qui implique d'utiliser des outils adaptés aux bois mi-durs. Une autre précaution essentielle consiste à limiter la pression des cylindres d'entraînement des outils pour éviter que le bois soit marqué par ceux-ci.
Le collage du peuplier est considéré comme aisé mais, la viscosité de la colle doit être adaptée à la capacité d'absorption du bois. La présence de poches d'eau peut venir compliquer le collage.
Clouage, agrafage et vissage ne présentent aucune difficulté et ne nécessitent aucune précaution particulière, les fentes et éclatements étant relativement rares.
Le peuplier offre également une bonne résistance à l'arrachement.
En ce qui concerne la finition, il est assez difficile d'obtenir de belles surfaces en peuplier à la ponceuse, un ponçage final à la main se révélant souvent nécessaire.
Peinture et vernissage ne posent aucun problème si on prend soin d'effectuer un égrennage après la première couche, mais des variations de teinte peuvent apparaître dans le cas d'une application de teinture en raison de différences d'absorption.
(Fiche Essences/Peuplier - Belgian Woodforum)
---------