TURBULENCE AUTOUR DE LA COMMISSION NATIONALE DU PEUPLIER

e-mail: accueil@peupliersdefrance.org

Accueil - Documents Cnp

Rappel des faits:

1) -Le 3 mai 2004 le Secrétaire d'État à la Réforme de l'État Eric Woerth a annoncé la suppression de commissions administratives nationales et locales, sous le motif que certaines étaient devenues inutiles.
La Commission nationale du peuplier a été cité comme premier exemple d'une commission inutile et jetée en pâture aux médias.
(voir réponse du Ministre de l'Agriculture - JO Sénat du 02/09/2004 ! : "les travaux de cette Commission ont été exemplaires et ont contribué à l'équilibre financier de la filière").On croit rêver !

2) - Le 7 mai 2004, le Figaro Magazine,(extrait)

" La singulière Commission nationale du peuplier aura ainsi connu une célébrité méritée grâce à son acte de décès. Se moquer est d'ailleurs injuste. Cette institution aura apporté, dans la grande tradition française du comique administratif, un vent précieux de bonne humeur et même de franche rigolade sur l'Hexagone".

Injuste cabale contre cette Commission, par un Gouvernement qui ne fait pas dans la dentelle et par certains médias qui cherchent plus à "amuser" le  lecteur par des titres accrocheurs que par la diffusion d'informations documentées. La médiocrité est-elle un signe de notre époque? 180.000 planteurs de peuplier, plus de 200 usines et scieries et 180 pépiniéristes et 80.000 emplois directs et induits sont prêts à le penser.

 3) - Le 29 septembre 2004, l'interprofession du peuplier réagi:

COMMUNIQUE

Suite à la suppression de la Commission nationale du peuplier et au désengagement de l'État, et afin de préserver la spécificité de cet arbre à part, l'interprofession de la filière peuplier crée le 29 septembre 2004 une structure associative dénommée:

"CONSEIL NATIONAL DU PEUPLIER"

Ce nouveau Conseil regroupe les membres du secteur privé de la filière populicole en France (producteurs, pépiniéristes, experts forestiers, entrepreneurs de travaux forestiers, coopératives forestières et industriels de l'emballage).

Il a pour objet de promouvoir le développement du peuplier:

- en contribuant à l'adaptation des peupleraies aux évolutions scientifiques, technologiques, économiques, environnementales et sociales;
- en contribuant à lutter contre l'effet de serre et en assurant une gestion durable des peupleraies;
- en contribuant au développement de la filière et en participant à tout programme de nature à fixer sur le territoire les capacités de production,
  de récolte, de transformation et de commercialisation des peupliers et de leurs produits en assurant le développement de l'activité     économique, notamment en zone rurale.

Le Conseil établira des conventions d'échange d'informations avec les Instituts de recherche, et donnera ses avis au ministère lorsqu'il sera sollicité.

Le Conseil national du peuplier rappelle quelque chiffres de la filière: 240.000 hectares - 80.000 emplois directs et induits - 1,8 millions m3 - 1 milliard d'emballages.

 Conseil en communication: D.Meese - contact: cnp@peupliersdefrance.org

                                

Devenir de l'ex Commission nationale du peuplier

Une modification importante est actuellement préparée par les services du Ministère. Il serait envisagé de rattacher la Commission nationale du peuplier (n'est-elle pas morte et enterrée?) au Conseil supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois (CSFPFTB), instance consultative rattachée au ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales. Cette disposition adosserait la Commission nationale du peuplier  au conseil consultatif représentatif de l'ensemble de la filière forêt-bois française. La dénomination finale serait du genre "Groupe peuplier".

Il est à noter que ce Conseil supérieur de la forêt comprend plus de 60 membres! (ou se trouve l'économie de ce transfert qui ressemble à une pirouette administrative?).

Ce qu'il faut savoir c'est que la Commission nationale du peuplier était présidée par un représentant du ministère et le secrétariat assumé par le Cemagref (État). Ils avaient en charge la représentation de la France lors des réunions de la Commission internationale du peuplier. Il semble que le même système est en place pour la prochaine Commission internationale du peuplier d'octobre 2004 en Argentine et au Chili.

Question: Qu'a-t-on changé? Quelle économie l'État a-t-il fait? Le futur "Groupe peuplier" du Conseil supérieur de la forêt sera-t-il une coquille vide, sinon qui en fera partie? Qui sont les fonctionnaires affectés à d'autres tâches et combien en reste-t-il pour s'occuper de ce "Groupe peuplier"? Cela ne coûte rien de poser ces questions!

20 novembre 2005 : Et depuis ?

- Le site Internet de la Commission internationale du peuplier de la FAO n'a toujours pas été modifié... La Commission a été officiellement supprimée par arrêté du 06 janvier 2005, mais les instances de la C.I.P. semblent ne pas avoir été informées. C'est le MAAPAR qui est toujours Président d'une coquille vide!

- Aujourd'hui, il serait intéressant de faire le point sur les économies de temps des fonctionnaires qui étaient affectés à cette Commission. Il est bien dommage, en France, que Ministres et Secrétaires d'État quittent leur Ministère sans avoir fait le point de leurs actions! Mais un État jacobin peut compter sur ses fonctionnaires !

Enfin, le Gouvernement avait décidé d'établir une Ordonnance définissant un nouveau cadre juridique pour la création, l'organisation et le fonctionnement des commissions. En 2004 elle était en cours de finalisation. Existe-t-elle maintenant en 2006? 

L'objectif ultime annoncé alors était d'améliorer l'efficacité des décisions de l'administration, libérée d'un formalisme excessif.

Un Comité de pilotage interministériel devait être créé; ou en est-il ?

02 février 2006 : Un nouveau pas est franchi. Les acteurs de la filière peuplier créent leur propre site internet sur le peuplier:

http://www.peupliersdefrance.org

Les quatre propriétaire-fondateur de ce site sont: Le Peuplier de Loire - Les Peupliers du Centre - l'Association de Valorisation du Peuplier du Lot et Garonne et La Chambre Syndicale du Peuplier de France (60 industriels - 120 usines et scieries).

Le Conseil national du peuplier est partenaire du site, ainsi que le GIPA d'Aquitaine, l'ADEP de Poitou Charente, les pépiniéristes Dany Touraine (Vienne) et Eric Vandromme (Oise), l'usine de contreplaqué DROUIN, le Moulin de Bariteau, les Ets MAQUET, la SEVA, le Groupe EPC (SIB - CAM - SEQUOIA), Vla de Loire Emballage, les Ets BERNIER,...

Suppression de la Commission nationale du peuplier

Question écrite n° 12382 de M. Philippe Marini (Oise - UMP)

M. Philippe Marini appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales sur l'inquiétude des populiculteurs, à la suite de l'information dont ils ont eu connaissance concernant la suppression de la Commission nationale du peuplier. Cette commission est un lieu de rencontre important entre tous les acteurs d'une filière bien structurée, allant de la recherche à l'industrie, en passant par les pépiniéristes et les populiculteurs. C'est dans cette commission que se prennent des décisions éclairant la politique nationale pour cette essence, en faisant ressortir les besoins des partenaires. Cette structure nécessite l'intervention sur trois à quatre jours par an de l'ensemble des représentants de l'Etat. Son coût, pour la nation, est très réduit puisque les représentants professionnels sont des bénévoles, ne recevant aucune indemnité. Il souligne que la Commission nationale du peuplier française a servi d'exemple pour des réalisations dans d'autres pays européens et a été à l'origine d'une commission internationale. Il serait souhaitable que les membres de cette commission internationale ne soient pas privés de la participation à leurs travaux des représentants du pays fondateur. Il lui demande, en conséquence, de lui faire connaître quelles sont ses intentions à ce sujet.

Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales


La suppression de la Commission nationale du peuplier en tant que commission administrative ne devrait porter aucun préjudice à la filière populicole. Les travaux de cette commission ont été exemplaires et ont contribué, notamment, à l'équilibre financier dont bénéficie la filière du peuplier. C'est pourquoi la possibilité de maintenir une telle structure sous une forme différente est actuellement en cours d'étude. Par ailleurs, on peut d'ores et déjà remarquer que la suppression de cette commission incite les professionnels à renforcer leur volonté de créer une interprofession la plus large possible. Enfin, la France continuera d'être représentée à la Commission internationale du peuplier, et notamment à sa prochaine session, qui se tiendra du 28 novembre au 2 décembre 2004 à Santiago (Chili), par la participation d'un représentant de l'État, qui pourra se faire le porte-parole de l'ensemble des acteurs de la filière du peuplier.

Commentaire : Comment ce représentant de l'État pourra-t-il se faire le porte-parole des acteurs de la filière s'il n'y a plus de Commission ? On se réuni quand même, mais sans la bannière de la Commission ? N'est ce pas un peu hypocrite ? Il faudrait donner la liste de tous les acteurs "étatiques" du peuplier, cela en étonnerait plus d'un ! (Ministères - Inra - Cemagref - Cnrs - Universités, ...)

Lu sur le site de RTL  en 2006 par  A.C. avec Elizabeth Martichoux :
La commission nationale du peuplier, qui est chargée de défendre les vertus de cet arbre depuis 20 ans  (60 ans !) sera elle aussi supprimée. Le conseil national des forêts peut s'en charger.

Encore un exemple de méconnaissance et d'à peu près des médias !